LilooOO-Webmiss
Pour une fois libre de ses gestes, elle entra dans le bureau où se tenait habituellement les réunions de l'ordre. Curieuse elle inspecta les lieux, fouilla quelques placards et tiroirs, puis un peu déçue de repartir bredouille, elle continua son errance. Mais très vite son attention fut attirée par une porte dont dépassé des bouts de tissu rouge et jaune. Insouciante elle s'y aventura, l'ouvrit et découvrit une pièce qui d'aprés son état d'insalubrité, bien plus important que le reste de la maison lorsqu'ils étaient arrivés, n'avait pas été ouverte depuis de nombreuses années. Elle alluma une bougie qui trônait sur un secrétaire et se mit en quête de découvrir qu'elle était cet endroit. Poussant quelques toiles d'araignées, soufflant d'épaisses couches de poussière, elle découvrit des photos d'un célèbre quatuor, des portraits de sorcier au nom plus que connu. Tout ceci n'était autre que les souvenirs de l'adolescence de Sirius Black, célèbre maraudeur et meilleur ami de James Potter. En regardant un peu plus autour d'elle elle constata que cette pièce n'avait rien avoir avec le reste de la maison d'un noir mélancolique et déprimant. Non cette chambre était parsemée de couleurs jaune et rouge accueillantes. Plusieurs écharpes de la maison Gryffondors agonisaient, pleine de trous sur un lit à peine fait. Elle en arriva à la conclusion que cette pièce avait été laissé à l'abandon le jour ou Sirius avait fuit sa famille pour se réfugier chez les Potter.
Elle resta plusieurs minutes assise au milieu de la chambre de Sirius, et pour la première fois depuis le début de l'été elle se sentait bien dans une pièce de cet immense manoir. Elle décida dans faire son petit coin à elle pour le reste des vacances. A partir de ce jour, tous les matins, à l'aube, elle s'éclipsait discrètement et entamait la restauration de sa trouvaille.
Un matin alors que plus aucune poussière ni toiles d'araignées ne servaient de décoration, elle voulu ranger les vieux vêtements de Sirius dans une armoire. Mais lorsqu'elle ouvrit les deux portes, une bourrasque de vent la déstabilisa. Elle tomba à terre et se cogna violement la tête. Reprenant peu à peu conscience des événements, elle tenta de se relever mais fut pétrifiée. Les yeux écarquillés, la bouche fermée et tremblante, son visage exprimait une peur nullement imaginable. Ce n'était même plus de la terreur c'était bien plus. Le teint de Ginny se colora d'un blanc immaculé, sa respira s'accéléra se calant sur son rythme cardiaque qui s'affolait. Elle chercha sa baguette, consciente du sort qu'elle devait hurler. Malheureusement, ne voulant pas s'encombrer, elle l'avait rangé dans le secrétaire qui était disposé tout juste derrière sa plus grande peur, Tom Jedusort. Le jeune homme s'était matérialisé au milieu de la pièce. Il regardait de son visage angélique mais néanmoins effrayant de sérénité l'angoisse qui se lisait dans les yeux de Ginny.
- il n'est réel Ginny, il n'est pas réel, Harry a détruit le journal, Ginny ressaisis toi, il faut que tu prennes ta baguette. La jeune fille se parlait à elle-même essayant de se donner du courage, de faire tomber sa peur. Mais elle s'amplifia bien plus encore, alors qu'elle s'apprêtait à s'élancer, elle fut à nouveau tétanisée.
- Bonjour Ginny, je suis content de te revoir.
Non il ne pouvait pas avoir parlé, il n'était rien d'autre qu'un épouvantard rien d'autre. Tout ceci c'était dans sa tête et seulement dans sa tête. Elle ferma les yeux et s'asséna des coups répétés sur son crane comme pour en faire sortir l'image de Tom.
- si Ginny, je suis réel, c'est toi qui m'a fait revenir.
- Non, Non, c'est impossible. Balbutia la jeune fille morte de peur.
- si Ginny, tu te sentais seule, mise à l'écart. Toi qui pourtant pourrais accomplir tellement de choses. Tu m'as fait revenir car on se ressemble, incompris, délaissé par nos pairs, par notre famille. Moi seul te comprend n'est ce pas ? N'est ce pas pour toutes ces raisons que tu fais de cet endroit ton coin secret. Tu vois tu es comme moi, moi aussi j'avais ma chambre des secrets.
Ginny était terrifiée, clouée au sol, elle ne pouvait effectuée aucun mouvement. Elle n'arrivait pas à comprendre comment, il avait su tous ceci. Perdant la notion que ce n'était qu'un épouvantard, elle commença à y croire, à croire que c'était bien elle qui l'avait ramené à la vie. Mais elle devait le faire disparaitre, elle n'était pas comme lui, non et elle ne serait jamais comme lui.
- Non, je ne suis pas comme vous, je ne veux aucun mal aux gens, je n'ai jamais tué, et j'ai une famille autour de moi. Se défendit-elle d'une voix mal assurée, comme peu convaincue par ce qu'elle disait.
- une famille, Ginny mais ouvre les yeux, ne vois-tu pas qu'ils te rejettent, qu'ils te repoussent, ils ne voient pas qui tu es. Moi si, moi je suis le seul à savoir qui est vraiment Ginny Weasley.
- Non. Hurla t-elle alors de toutes ses forces pour en accentuer la vérité. Je ne suis pas comme vous, je n'ai jamais voulu blesser quiconque.
- Si Ginny, rappelle toi, rappelle toi ta première année à Poudlard. Celle ou tu as ouvert la chambre des secrets, ou tu as écrit des menaces sur les murs. Ou tu as lancé le basilique sur les sangs de bourbes comme ton amie Hermione Granger parce que tu la jalousais d'être si proche de Harry Potter. La voix de Tom était devenue dure et machiavélique, sur son visage se peignait un sourire sadique. Il prenait un plaisirs immense à emmener Ginny dans les méandres de sa mémoire, a faire ressortir ses souvenirs qu'elle avait enfuit au fond d'elle pour ne plus y penser.
- Non, NON, ce n'était pas moi, c'était vous, vous et votre journal, vous vous êtes servis de moi. Elle criait de sa voix mal assurée comme pour en faire éclater la vérité aux yeux de Tom mais aussi au sien. Elle était perdue, ne sachant plus ce qui était véridique et ce qui n'était que mensonge.
- au début oui, Ginny, mais ensuite c'est toi qui est venue à moi, c'est toi qui m'a confié tes malheurs et tes secrets en attendant des réponses. C'est toi qui a voulu tous ça, tout comme moi. Je n'ai fait que t'aider Ginny.
- Non non. A présent, elle ne criait plus, elle parlait à voix basse pour elle, pour se convaincre qu'il avait tort.
- tu vois tu te souviens. Nous sommes pareil Ginny, tu es le mal tout comme moi. Tu es le mal comme Hermione est le bien. C'est pour ça qu'ils t'abandonnent qu'ils t'oublient, elle prend ta place Ginny, elle prend ta place dans leur c½ur.
- Non, Non, répétait-elle sans cesse, des images de ces années passées défilant dans sa tête. Hermione avec Harry et Ron, soudés comme frère et s½ur. Hermione au terrier aidant Molly qui la prenait dans ses bras pour la remercier avant de dire à Ginny de prendre exemple. Les jumeaux, taquinant Hermione sur sa peur des balais et lui apprenant à en faire, alors que Ginny avait du apprendre seule. Hermione assise à la table de l'ordre avec Harry Ron et toute la famille Weasley. Hermione dans les bras d'Harry. Hermione, Hermione, toujours elle. Le visage de la brune s'incrusta dans les pupilles de Ginny lui faisant perdre la tête et lui arrachant de grosses larmes. Elle était déconnectée de la réalité, perdue dans sa peur qui la manipulait.
- Viens avec moi Ginny, je te protégerais. Moi seul c'est qui tu es vraiment, moi seul te comprend. Tom Jedusort lui tendait la main, répétant cette phrase calmement de façon rassurante afin de l'attirer à lui.
- Harry ? Interrogea t-elle le regard plongeait dans le celui de Tom
- Oublie Harry, Ginny, oublie le, je t'aimerais à sa place.
- mes parents, mes frères ? demanda t-elle à nouveau.
- oublie les aussi, je serais ta famille. Toi et moi ensemble parce qu'on se ressemble, tu es trop différente d'eux. Avec moi tu seras bien. Oublie-les.
Ginny acquiesçât et se leva pour lui prendre la main, comme soumise au sort de l'imperium, elle se laissa guider sans montrer de résistance. Sereine elle avança jusqu'à la fenêtre qu'elle ouvrit comme le lui demanda Tom. Elle grimpa sur le rebord, fit quelques pas vers le vide et se retourna pour lui parler.
- ensemble pour toujours.
- ensemble pour toujours. répéta le jeune homme.
Elle ferma les yeux, prête à se jeter dans le vide, elle inspira l'air frais mélangé avec la rosée du matin qui humidifiait ses joues rosies par les larmes. Elle se vida la tête des souvenirs et serra un peu plus la main de Tom.
- Ginny ? cria une voix masculine derrière elle. La jeune fille sursauta et se retourna pour plonger son regard noisette dans celui de Sirius immobile sur le pas de la porte de son ancienne chambre.
- Sirius ? s'exclama la jeune fille, en le regardant alternativement avec Tom.
Sirius écarquilla les yeux d'incompréhension face à l'attitude de la cadette des Weasley.
- ensemble Ginny, oublie le reste, seulement nous deux. Reprit Tom. Lui non plus ne te comprend pas, il est comme les autres, juste toi et moi Ginny pour toujours. Insista –t-il.
- juste toi et moi. Ginny Weasley et Tom Jedusort. Le mal avec le mal. Acquiesça la jeune rousse.
Sirius comprit alors ce qui se passait mais avant d'attirer l'épouvantard vers lui il fallait faire descendre Ginny du rebord de la fenêtre.
- Ginny, descend s'il te plait. Viens nous rejoindre en bas.
- Non, vous ne me comprenez pas, je suis différente. Vous ne voulez pas de moi. S'exclama la jeune fille.
- mais bien sur que si, tout le monde t'attends en bas pour le petit déjeuner. Continua Sirius sans rentrer dans la chambre pour ne pas l'effrayer.
- non je suis le mal, j'ai voulu tuer des gens, j'ai ouvert la chambre des secrets, j'ai lancé le basilique sur Hermione et sur les autres élèves. Tout ça c'était moi. C'était moi la petite Ginny, élève de 1ere année. Pleura t-elle en expliquant.
- mais bien sur que non Ginny, rappelle toi. Rappelle-toi Harry et Ron, ils sont partis te secourir parce qu'ils t'aimaient et ils t'aiment encore. Rappelle-toi que tu as voulu te débarrasser du journal. Rappelle-toi de tout ça, tu ne voulais pas leur faire du mal. Ginny tu es le bien en personne. Mais tu as raison, tu n'es plus une petite fille, et on ne devrait plus te considérer comme une enfant. Et si tu viens avec moi on le dira à tous le monde, je convaincrais ta mère de te laisser assister aux réunions, tu as le droit de savoir. Il avait trouvé d'où venait le problème, ils étaient tous fautif, Ginny était bien aussi forte que n'importe lequel d'entre eux.
- c'est vrai ? demanda t-elle en lâchant la main de Tom
- oui viens avec moi. Sirius lui tendit la main. Se sentant comprise et aider elle descendit de la fenêtre rompant la connexion avec l'épouvantard. Sirius se précipita alors sur elle la protégeant d'une nouvelle attaque. Sous ses yeux l'épouvantard prit la forme de Remus agonisant au sol, puis d'Harry gisant par terre. Gardant à l'esprit que ce n'était que fictif, il attrapa sa baguette et s'apprêta à lancer le sort quand une voix fluette mais déterminée le fit à sa place.
- Ridikkulus. Hurla Ginny. Suivit par la formulation d'un sort de la part de Sirius qui enferma l'épouvantard dans l'armoire.
- je suis désolée. Marmonna la jeune fille en pleurant à nouveau. Je ne voulais pas.
- Chut. C'est fini. La calma Sirius en la prenant dans ses bras. Ce n'est rien. Tu vois que tu es le bien, tu m'es venue en aide.
- oui mais toutes ses choses qu'il a dite qui étaient tellement vrai. J'avais l'impression qu'il était dans ma tête. Expliqua t-elle.
- oui parce que il était réellement dans ta tête. Ginny, un épouvantard, se nourrit de la peur des gens, il s'en nourrit jusqu'à rendre fou sa victime. Il extériorise ce que tu ressens, ce que tu crains le plus, le rendant réel à tes yeux. Je pense que depuis cet événement qui t'est arrivé, tu as essayé d'oublier craignant que ce soit vraiment toi qui ais fait toutes ces atrocités. Et aujourd'hui que tu te sentais délaissée, tu étais bien plus vulnérable. L'épouvantard t'as fait t'enfoncer dans ta peur afin que tu t'y perdes. Mais Ginny tu n'es pas fautive, rien n'était de ta faute, le seul criminel c'est Voldemort et personne d'autre;
La jeune fille écoutait attentivement les paroles de l'ancien Maraudeur comprenant ce qui lui était arrivée, réalisant ses erreurs de jugement, sa naïveté ; et qu'au fond, elle était peut être encore un peu une enfant. Elle ne quittait pas des yeux Sirius, il lui sembla plus sympathique, moins rustre et moins fou que d'ordinaire. Elle pensait qu'il aurait fait et qu'il ferait un merveilleux parrain pour Harry. Une fois la conversation terminée, ils se relevèrent ensemble et Sirius inspecta sa chambre.
- c'est du bon travail ce que tu as fait la.
- Sirius enfin est ce que je ...
- oui tu peux la garder, enfin juste après que j'ai enlevé cette armoire. Bien maintenant viens, ils nous attendent vraiment en bas. J'étais venue te chercher et j'ai été interpelé par les cris. Il commença à descendre les escaliers, l'estomac criant famine.
- Sirius enfin je voudrais te ...
- oui ceci restera entre nous, notre petit secret. S'exclama t-il en lui adressant un clin d'½il avant de reprendre son mouvement.
- merci
...
- Sirius ?
- Oui Ginny. Répondit-il en se retournant un léger ton d'agacement dans la voix du au faite qu'il avait extrêmement faim.
- dit moi cette histoire de me permettre d'assister aux réunions ce n'était pas du pipeau ? demanda t-elle un sourire malicieux aux lèvres.
- eh bien en voila une qui ne perd pas le nord, sur ce point tu ressembles bien à tes jumeaux de frère. Non Ginny, je suis un homme de parole, je parlerais à ta mère. Bon maintenant on pourrait peut être aller manger a moins que tu veuilles encore quelques choses. Il rentama la descente des escaliers quand elle le stoppa à nouveau.
- oui j'ai encore un truc à te dire.
- Ginny ! s'exclama t-il dans un soupir, son ventre émettant des gargouillis.
- le premier en bas aura le plus de pancakes. s'écria t-elle en s'élançant dans les escaliers prenant ainsi de l'avance sur Sirius qui s'engagea à sa poursuite en se changeant en chien pour aller bien plus vite.
LilooOO-Webmiss
